Farbe macht Feuer (C’est la couleur qui fait le feu), 2017

600 cylindres en porcelaine

hauteur 10 cm - 4 cm Ø

 

Al2SiO5 / 45°51’00’’N-I°15’00’’E / 16-17, Musée National Adrien Dubouché, 2018, Limoges.

Travail de recherche sur la couleur réalisé à l’ENSA Limoges dans le cadre de la residence de recherche Kaolin.

 

Je commence par dissoudre un sel dans de l’eau jusqu’à saturation. Puis je prépare 10 récipients dans lesquels je dilue la solution initiale, en diminuant la concentration en sel par paliers de 10%. Les récipients sont remplis de manière à ce que l’objet trempé ne soit immergé que d’un centimètre. Quand tout est prêt, j’immerge les pièces, des cylindres, des plaquettes, voire des buvards pour une série expérimentale en papier. Je laisse alors remonter la solution par capillarité, dans un temps déterminé. Je note le temps du bain. Après cuisson j’identifie les zones de recherche à retravailler afin d’obtenir un balayage le plus fin possible. Ainsi de suite jusqu à avoir les résultats “attendus”. Alors je recommence en changeant les conditions de cuissons, de papiers, ou bien je choisis un nouveau sel. La particularité du travail sur porcelaine est l’action du feu pour rendre visible les couleurs qui ne l’étaient pas pendant la remontée par capilarité.

 

Une manière de reproduire les couleurs du ciel ou encore celle des grottes, falaises, montagnes que j’arpentais pendant mon adolescence, quand je rêvais d’être guide de haute-montagne. Du rouge, rose, jaune... du grès des Vosges, le gris, jaune, brun des falaise de calcaire de Ceüse ou encore le rouge du massif des Aiguilles Rouges...