Ibai Hernandorena vu/e par Julie Crenn

La ville, ses paysages, son architecture et ses temporalités, constituent le cœur de la réflexion artistique d’Ibai Hernandorena. Ce dernier s’intéresse plus particulièrement à la notion de modernité, aux utopies qu’elle engendre et à leur évanouissement à travers les époques. Des utopies, qui, au fil des décennies, s’effondrent, évoluent ou se renouvellent. Ainsi, il réalise Promesse (2014), un château de cartes monumental formé à partir d’éléments de façade dessinés par Jean Prouvé. La sculpture semble à la fois lourde et fragile. Entre construction et déconstruction, l’idée de modernité ne tient plus qu’à un fil, elle peut vaciller à chaque instant. En ce sens, l’artiste travaille les fantômes des villes et des bâtiments. Ainsi, il articule des modules en acier, qui forment un Paysage (2015) qui mue et s’adapte à l’espace d’exposition. Celui d’une vue architecturale dont il a sobrement extrait le dessin. De même, la photographie intitulée Glissement présente un bâtiment en cours de destruction. L’immeuble, dont il ne reste plus que le squelette, semble être celui d’une maquette en carton, fragile et éphémère. L’image ...

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