Eclaircies, 2013

Vues 3D du projet (non réalisé)

 

A la fois déséquilibrée et en équilibre, comme en lévitation, la canopée artificielle d’Éclaircies relève du merveilleux, évoquant le Chat de Cheshire d’Alice au Pays des Merveilles qui disparait et apparait à volonté, ne laissant parfois flotter que son sourire. Et Alice de s’étonner : « J’ai souvent vu un chat sans sourire, mais jamais un sourire sans chat ! ». Ici le branchage se substitue au sourire ; souvent un tronc sans branches mais jamais de branches sans tronc. Il y a aussi dans cet équilibre insolite quelque chose de la ‘Pataphysique – science des solutions imaginaires, science des solutions particulières, science des exceptions, selon Boris Vian – et du Catalogue d’objets introuvables du pataphysicien Jacques Carelman et de son couteau sans lame auquel manque le manche, « indispensable aux acrobates, aux ajusteurs, aux amateurs d’art ». Éclaircies est une allégorie fantasque de l’adolescence, âge de l’introspection, de la recherche d’équilibre entre le corps et l’esprit.