Jean Sabrier par Sacha Béraud

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Jean Sabrier vu/e par Arturo Schwarz

Jean Sabrier, un poète des profondeurs

Je le sais fort bien, à chaque génération certains s’exclament « le monde n’est plus ce qu’il était.» Sommes-nous sûrs que cette fois-ci nous récitons une rengaine ? L’industrie de la viande dévore notre planète, la dégradation des rapports humains, l’expansion des fondamentalismes, les monopoles industriels internationaux qui gouvernent plus encore que les organismes étatiques nationaux –  sont autant  de phénomènes qui lentement, mais sûrement, transformeront notre monde en un enfer quotidien. Peut-être que la jeunesse – comme l’espérait André Breton – aura son mot à dire et le fera avec assez de force pour arrêter cette course vers l’abîme. 

 

Jean Sabrier, comme beaucoup d’entre nous est parfaitement conscient de cet état de choses. En outre – ce qui n’est pas sans laisser de profondes traces – le destin de sa première jeunesse est constellé d’événements aussi tragiques qu’initiatiques. Jean découvre à quinze ans – grâce à un jeune poète, son ainé de trois ans qui se suicidera à l’âge de 24 ans – Henri Michaux, Antonin Artaud et Georges Trakl.

 

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