Nino Laisné vu/e par Anne-Lou Vicente

Apparition et disparition, présence et absence, paroles et non-dits se combinent et se succèdent au sein des œuvres de Nino Laisné, dans un subtil jeu d’artifices duquel émergent des situations à la fois étranges et familières suscitant le trouble chez celui qui les regarde. Le spectateur devient le témoin de « scènes » où, s’ils se révèlent manifestement palpables, malaise et tension font l’objet d’un certain mystère — l’image, bien que souvent éloquente, ne disant pas tout, et donnant alors l’occasion de se raconter des histoires et se (re)faire le film.

 

Si, en tant qu’image fixe, la photographie arrête le mouvement, il s’agit le plus souvent pour Nino Laisné de saisir et montrer l’immobilité de corps et de lieux figés, en suspens, voire temporairement délaissés comme dans le cas de Station, une série de photos réalisée dans un gymnase au repos desquelles sourdent les membres fantômes. 

Ici ou là, quelque chose s’est passé, se passe ou va se passer, dont on ne saura jamais l’entière vérité, ...

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