Sabine Delcour vu/e par Didier Arnaudet

Sabine Delcour pose la question du lieu et, dans toute son œuvre, cette question ramène à la ressource infinie d’un fond inépuisable qui empêche de la réduire à une évidence circonscrite. L'idée même de représentation se propose dans une sorte de proximité distante avec le réel, comme si l’accès à cette qualité de présence ne pouvait se livrer pleinement qu’en se retirant dans une profondeur à conquérir.

 

L’image ne s’épuise pas dans l’immédiateté de sa surface. Elle se déploie au contraire au-delà de ce qu’elle désigne d’emblée : des architectures, des chemins et des sites géologiques. Elle se creuse d’une disponibilité à d’autres sollicitations, qui l’ouvre à ce mélange fécond de détermination et d’indétermination, de reconnaissance et d’attente. Cette ouverture n’est pas celle d’une énigme qu’on pourrait peu à peu éclaircir et résoudre, mais celle d’une interrogation qui éveille le visible à des possibilités nouvelles de sens. Ainsi s’ordonne la matérialité identifiable d’un espace aux multiples suggestions sensorielles et résonances imaginaires. Voici les figures avancées de ce phénomène d’urbanisation qui ...

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