Apnée - Compositions naturalistes, 2016

Fil d’acier, bouts de papier, agrafes

dimensions variables

Vues de l’exposition Australes et Faustine, L’attrape-couleurs, Lyon

 

L’illustration d’un rêve ou d’un souvenir de Giulia Camassade, qu’elle décrit dans son carnet de bord, Sur l’Antichtone, en 2008.

 

21 décembre 2004.


« Dernière escale tropicale avant le départ vers les mers du sud. La tension est palpable. L’équipage s’agite entre nervosité et excitation de l’inconnue.
Je m’échappe. Je laisse le navire. Cinq minutes. Une heure. J’ai repéré un doux air chaud sur une plage au sud de l’île, idéale pour contempler l’horizon du lendemain. Je vais plonger. Je plonge. La nuit est tombée. Autour de moi les lumières scintillent. Le vivant aquatique mène un ballet fascinant. Les milliards de planctons me portent. Je ferme les yeux et je les vois sous ma peau. Je ne suis plus que des milliards de lumières, une constellation flottante dans les eaux chaudes des tropiques.
Et demain, nous partons vers les glaces. [...] » Extrait de Sur l’Antichtone, carnet de bord de Giulia Camassade / 2004 - 2008.